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March 09
UNE MAHAYANADE POETIQUE
de NAGARJUNA
Colophon
Les Vingt Versets du Mahayana, (en sanscrit, Mahayanavimsaka; en tibétain: Theg pa chenpo nyi shu pa) ont été composés par maître Nagarjuna.
Ils ont été traduits en tibétain par le pandit kashmiri Ananda et le bhikshu traducteur Drakjor Sherab (Grags 'byor shes rab). Ils ont été traduits en anglais par l' Anagarika Kunzang Tenzin le dernier jour de 1973 dans l'espoir que le karma de cette année-là en soit adouci.
Que puissent être heureux tous les êtres sensibles !
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Hommage à Manjusrikumarabhuta!
1. Je m'incline devant le Bouddha tout puissant Dont l'esprit est dénué d'attachement Et qui dans sa compassion et sagesse A enseigné l'inexprimable.
2. En vérité, il n'y a pas de naissance - Et donc pas de cessation ni de libération; Le Bouddha est comme le ciel Et tous les êtres sont de même nature.
3. Ni le Samsara ni le Nirvana n'existent, Mais tout est un enchevêtrement complexe A l'aspect intrinsèque de la vacuité, L'objet de la conscience ultime.
4. La nature di toutes les choses Apparaît comme un reflet, Pur et naturellement calme, Avec une nature non-duelle identique.
5. L'esprit commun imagine Un soi là où il n'y a rien, Et conçoit des états émotionnels - Felicité, souffrance, et équanimité.
6. Les six états du samsara, La félicité celeste, Les souffrances infernales, Sont toutes de fausses créations, des inventions de l'esprit.
7. De même, les idées de l'action mauvaise qui causent la souffrance Vieillesse maladie et mort, Et l'idée que la vertu mène à la félicité, Sont de pures idées, des notions irréelles.
8. Comme un artiste épouvanté Par le démon qu'il peint, Celui qui souffre dans le samsara Est épouvanté par sa propre imagination.
9. Comme un homme tombé dans les sables mouvants Se démène et lutte Ainsi les êtres [pensants] se noient Dans le chaos de leurs propres pensées.
10. Prendre la fantaisie pour la réalité Cause l'expérience de la souffrance; L'esprit est empoisonné par l'interprétation De la conscience de la forme.
11. Dissolvant l'illusion et la fantaisie D'un esprit compassionné et pénétrant, Demeure dans la in parfaite conscience Pour aider tous les êtres.
12. Ayant ainsi acquis la vertu conventionnelle Libérée du filet de la pensée interprétative On obtient une compréhension insurpassable Comme celle du Bouddha, ami du monde.
13. Connaissant la relativité de toute chose, La verité définitive est toujours visible; Laissant tomber l'idée de commencement, de milieu et de fin Le flux [cosmique] est vu comme Vacuité.
14. Ainsi tout le samsara et le nirvana est vu tel quel: Vide et insubstanciel, Nu e immuable Eternellement tranquille et lumineux.
15. Comme les images d'un rêve S'évanouissent au réveil, De même la confusion du Samsara S'évanouit dans l'Eveil.
16. Concevoir des choses dépourvues de substance Comme éternelles, substancielles et satisfaisantes, En les enrobant du brouillard du désir Fait surgir le cycle des existences.
17. La nature des êtres est non-née Et pourtant on croit communément qu'ils existent; Mais autant les êtres que leurs représentations mentales Sont de fausses croyances.
18. C'est n'est rien q'un artifice de l'esprit Cette naissance dans un illusoire devenir, Dans un monde de bonnes et mauvaises actions Avec une bonne ou mauvaise renaissance future.
19. Quand la roue de l'esprit cesse de tourner Tout arrive à sa fin. Ainsi, rien n'est intrinsèquement substanciel Et toutes choses sont complètement pures.
20. Ce grand océan du Samsara, Plein de pensées trompeuses, Peut être traversé sur la barque de l'Approche Universelle. Qui peut atteindre l'autre rive sans elle? February 19
La liberté. Le dicton dit que la liberté s'arrête où celle de l'autre commence. Je me suis posée la question ,
car je comprends qu'il y a plusieurs libertés, qui sont en définitive résumées en l'unique sens du véritable esprit.
En commençant par la liberté qui consiste à respecter les êtres, tant dans le monde de nos humanités, les peuples
que dans celle proche de nous familles et amis. Nous observons combien est douloureux la privation de liberté des peuples opprimés.Si nous ne savons pas qu' à l'échelle de notre microcosme familiale, relationnel, et professionnel
nous n'abordons pas le respect de l'autre, nous le privons de son espace libre.
Dernièrement une amie dans la souffrance, criait, je ne suis pas libre. Elle voulait parler de sa famille, de ses amis,
et même du maître qui lui enseignait le Dharma. Ce sentiment qu'elle éprouvait, était-il juste?
En réalité la notion que nous avons de la liberté diffère selon notre conscience. Je m'explique.
Plus notre concept relatif à la liberté est aiguisé et plus notre recherche et nos agissements sont favorables.
Mais nous devons prendre garde à saisir que la vraie liberté, n'est pas possible, car nous n'avons pas le libre arbitre,
de nos productions conditionnées. Nos personnes sont sensibles et nos karmas sont les conditions nous permettant
ou pas d'accéder à ce que nous nommons la libération. A l'échelle des incarnations, nos chances sont celles qui nous
ont été données par nos cycles de vies. Ainsi à ce titre le karmas inscrit dans nos consciences
différent-ils. Mais me direz vous y a t-il un ou des moyens pour atteindre la liberté?
Le mot karma signifie étymologiquement « acte » ou « action ». Pour un individu,
il s’agit des actes du corps, de la parole et de la pensée. Ces actes laissent des empreintes
qui produisent des conséquences, soit dans le courant de la vie de l’individu, soit plus tard,
c’est-à-dire qu’ils influent sur des existences ultérieures ou que notre propre existence présente
est influencée par des existences antérieures. La loi de causalité explique par ailleurs que chaque
existence, que chaque phénomène, est le produit d’une cause :
« Ceci étant, cela se produit ; de la production de ceci, naît cela. » (Soutra de la pousse de riz).
Mais pour un karma positif les êtres sensibles obtiennent les fruits. La loi de causalité
et d'interdépendance régit le monde. Ce n'est pas une question de destin. Nos possibles libérations
passent par l'observation de la dépendance à ce qui produit les causes, cela implique nos
responsabilités.
Notre pouvoir de liberté est à ce prix dans la conscience que nous avons de ce que nos vies sont
porteuses d'une signification bien plus élévée que celle de notre moi. Notre relation avec le monde
des êtres est elle uniquement basée sur un plan de sociabilité? Ce plan n'est pas celui qui nous
accorde la liberté.
Il nous faut aller au coeur même de la vision de ce qui nous relie comme principe fondamental.
Ce principe fondamental qui est l'essence qui englobe le monde et que nous nommons la lumière
de l'esprit.
Citation
Spinoza et la liberté
"pourquoi cette passion contraire à notre désir de joie? parce que nous sommes impuissants en tant que mode fini à soumettre la nature à nos passions confuses et que nous ignorons les déterminations naturelles et sociales qui les rendent telles, passions qui à leur tour génèrent l’illusion du libre-arbitre qui, à son tour, entretient le désir de ne pas connaître. C’est à briser ce cercle vicieux que prétend Spinoza : en affirmant que la seule liberté possible, être actif et joyeux, suppose la prise de conscience lucide des déterminations et des passions qu’elles génèrent qui nous empêchent de l’être. Cette liberté n’est pas pouvoir absolu sur la nature infinie mais un pouvoir toujours relatif sur le monde en tant que nous le connaissons et sur nous-mêmes, corps et esprit finis que nous pouvons connaître tout aussi rationnellement, pour aller et agir aussi loin que nous le pouvons dans notre conatus (désir de vivre) et dans l’amour éternel et intellectuel de Dieu qui n’est autre que la nature"
Nous constatons que comme pour la doctrine bouddhiste, la conscience lucide et les déterminations de l'individu sont les garants de nos libertés sur le plan relatif et sur le plan transcendantal de la nature, que Spinoza qualifie du nom de Dieu et que parallélement les bouddhistes qualifient eux par "nature de Bouddha".
Tous les commentaires sont les bienvenus.
January 24 Saraswati (déesse des arts), le nom de Kâlidâsa domine la poésie indienne
Un Yaksa (sorte de demi-dieu ou de génie), exilé dans les montagnes de l'Inde centrale loin de son épouse, restée dans la ville d'Alaka au pied de l'Himalaya, aperçoit un jour un nuage arrêté sur un sommet et le charge d'aller porter de ses nouvelles à sa bien-aimée...
(...)
Ecoute maintenant, ô nuage, que je t'explique le chemin qu'il te convient de suivre ;
tu prêteras ensuite à mon message ton oreille attentive.
Je vais te dire les sommets où, brisé de fatigue, tu iras te poser,
les rivières dont, amaigri, tu boiras l'eau légère.
(...)
Regardant la nauclée jaune-orange, aux étamines à demi déroulées, et les kandalî,
qui montrent leurs premiers boutons au bord des marais,
tandis qu'elles respirent la délicieuse odeur de la terre dans les forêts brûlées,
les antilopes marqueront le chemin que tu suis, ô Dispensateur des gouttes d'eau.
Je le prévois, ami, malgré ton désir d'aller vite en faveur de ma bien-aimée,
tu perdras du temps sur toutes ces collines que parfume le jasmin.
Accueilli par les paons aux yeux humides dont les cris sont des souhaits de bienvenue,
résous-toi à les quitter sans trop de retard.
A ton approche, les Daçârna verront les haies de leurs jardins blanchir de ketaka dont s'ouvrent les boutons ;
les sanctuaires de leurs villages se remplir d'oiseaux nourris des offrandes domestiques,
occupés à construire leurs nids ;
le reflet bleuâtre des fruits mûrs marquer les bois de pommiers-roses
et s'arrêter pour quelques jours les cygnes voyageurs.
(...)
Ta fatigue passée, poursuis ta route, arrosant dans les jardins,
de tes gouttes d'eau nouvelle, les boutons en grappes des jasmins nés sur les bords de la Vananadî,
répandant un instant ton ombre familière sur le visage des cueilleuses de fleur qui froissent et fanent,
à essuyer la sueur de leurs joues, les lotus de leurs oreilles.
Ce sera t'écarter du chemin qu'il te faut suivre vers le Nord ;
mais ne renonce pas à visiter les terrasses des palais d'Ujjayinî :
tu perdrais vraiment à n'y pas goûter le charme des yeux aux coins mobiles des citadines,
effrayés par la scintillation de tes guirlandes d'éclairs.
(...)
Posé sur le monticule au gracieux sommet que je t'ai dit, réduis aussitôt,
pour t'approcher plus rapide, ta taille à celle d'un jeune éléphant ;
tu pourras alors, d'un de tes éclairs mais pâle, bien pâle,
telle la lueur d'un essaim de lucioles, jeter un regard dans l'intérieur du palais.
(...)
Son oeil de gazelle voile sous les boucles ses regards de côté,
le fard n'y brille plus et, maintenant qu'elle repousse le vin,
il a oublié la manoeuvre des sourcils.
A ton approche, sans doute, il frémira tout à coup,
gracieux comme le lotus nocturne qui s'agite, heurté par un poisson.
(...)
L'ayant réveillé d'un souffle que rafraîchissent tes gouttes d'eau,
après que l'aura ranimée le parfum des jeunes boutons du jasmin,
cachant tes éclairs, adresse la parole grave de ton tonnerre à cette belle si sage
dont les yeux se fixent sur la fenêtre étroite où tu te tiens.
(...)
"Dans les visions de mon sommeil tu m'apparais et j'étends les bras dans le vide,
m'efforçant de te saisir d'une étreinte passionnée.
Les divinités du terroir, bien souvent, ne peuvent à cette vue retenir des larmes qui,
lourdes comme des perles, tombent sur les branches des arbres."
"Ces brises venues des Montagnes Neigeuses
ont fait brusquement éclater les bourgeons sur les rameaux des déodars et courent vers le sud,
odorantes de la résine écoulée. Je leur ouvre mes bras, vertueuse épouse :
si seulement elles avaient frôlé ton corps !"
(...)
****
Source : Extrait du livre "Le Meghaduta et le Ritusamhara" de Kalidasa. Traduit et annoté par R. H. Assier de Pompignan. 1967. Collection Émile Senart. © Société d'édition "Les Belles Lettres"
March 27
Citer
http://deulma.spaces.live.com/blog/cns!B1152DDC53582905!118.entry
Poème musicale UNE FETE POUR LES FORTUNE(E)S
OM SWASTI
Dharmakaya, l'unité immuable de l'apparence et de la vacuité,
Vaste étendue de jeune félicité,
Ciel de joie spontanée et sans tache,
Donne nous une fête de bonté immuable.
Par la semence d'une nature parfaitement pure
Qui sort même d'une parcelle de bonté glorieuse,
Et le sourire brilliant de vertu qui se révèle
Par la lumière de ces lampes, offerte aux Trois Joyaux.
Que le bien-être de l'Age d`Or arrive
Ici dans le royaume du lotus aux mille pétales,
Que ce temps de guerre et de querelle soit pacifié,
Que l'excellence, la prosperité et la bonté de bonne augure fleurisse
Surtout ici aux Amériques.*
Que le jeune lotus de l'enseignement et de la pratique fleurisse,
Que les royaumes nombreux comme les eaux des océans soit remplis
Du rugissement harmonieux du secret profond.
Traduction française de la prière tibetaine écrite par S. S. Udgyène Tinlé, le 17 Karmapa, le 16 août 1999.
_________________________________________________________________________________________
Le parfum du lointain
M tadao takemoto, présente ci-dessous,pensées et poèmes de la tradition japonaise exprime la spiritualité shintoïste dans son aspect, ou s'unissent arts plastiques et arts martiaux.
L'appel du "lointain"
Dans le brouillard que ces montagnes de printemps sont lointaines
Et pourtant un souffle agile m'apporte ici l'odeur des fleurs.
Fijiwara No Okikaze; tiré de "Kokin-shû"( le recueil des "Waka" d'antan et d'aujourd'hui ) (Xe siécle)
A peine , à peine la nuit tombe sur la baie d'Akashi
Et déjà,la derrière l'île,vers la brume disparaît le bateau où est ma pensée.
Au réel par l'irréel
Dans la cérémonie du thé,tout paraît irréel. Pourtant, soyez conscient qu'aux tréfonds de l'irrél se trouve le reel, et que grâce au premier, on parvient au second.
Lettre Sekisku adressé à Shoan (XVIII e siécle)
Le dépouillement total
Pour arrêter ma monture,
pour secouer mes manches,
pas le moindre abri
Tout autour de sano,neige et crépuscule!
C'est un poème fameux de sadaie. Sans doute le métier d'un artiste de talent lui permet-il,
comme c'est le cas ici, d'éveiller une émotion inexprimable.
D'autre part, dans les commentaires sur le merveilleux" du tendaï, il est dit:
"L'neffable, l'impensable, le point où le cheminement de la pensée se détruit, voilà ce qu'est le merveilleux"
Zeami tiré de Yûgaku Shûdo Kempû sho"(XVe siécle)
UNE FETE POUR LES FORTUNE(E)S
OM SWASTI
Dharmakaya, l'unité immuable de l'apparence et de la vacuité,
Vaste étendue de jeune félicité,
Ciel de joie spontanée et sans tache,
Donne nous une fête de bonté immuable.
Par la semence d'une nature parfaitement pure
Qui sort même d'une parcelle de bonté glorieuse,
Et le sourire brilliant de vertu qui se révèle
Par la lumière de ces lampes, offerte aux Trois Joyaux.
Que le bien-être de l'Age d`Or arrive
Ici dans le royaume du lotus aux mille pétales,
Que ce temps de guerre et de querelle soit pacifié,
Que l'excellence, la prosperité et la bonté de bonne augure fleurisse
Surtout ici aux Amériques.*
Que le jeune lotus de l'enseignement et de la pratique fleurisse,
Que les royaumes nombreux comme les eaux des océans soit remplis
Du rugissement harmonieux du secret profond.
Traduction française de la prière tibetaine écrite par S. S. Udgyène Tinlé, le 17 Karmapa, le 16 août 1999.
+
Ce qui est l'enseignement le plus élevé du chemin ? • Atisa a répondu, La compétence la plus élevée est dans la réalisation de l’amoindrissement de l’ego
La noblesse la plus élevée est en soumettant votre propre esprit. L'excellence la plus élevée est en ayant un esprit qui cherche à aider d'autres.Le précepte le plus élevé est la perfection continuelle de la pensée.Le remède le plus élevé est dans l’accord le plus naturel du tout.L'activité la plus élevée n'est pas de se conformer aux soucis mondains.Le plus haut siddhi est celui de diminuer les passions et de les
Lee don le plus élevé est trouvé dans le non-attachement. La pratique plus élevée de la morale est un esprit paisible.La patience la plus élevée est humilité.L'effort le plus élevé est d'abandonner l'attachement aux activités.La méditation la plus élevée est l'esprit sans prétention.La sagesse la plus élevée n'est pas quand elle apparaît de se saisir de n'importe quoi.
• Kadam Thorbu . Préceptes rassemblés d'ici et là
Lignée de « maîtres » de Kadam « Professeur » Dromtonpa, le disciple en chef d'Atisa 11 siècle Thibet Les préceptes ont été réunis par Tsunba Jegom
lorsqu'un ange pianote une musique
UNE FETE POUR LES FORTUNE(E)S
OM SWASTI
Dharmakaya, l'unité immuable de l'apparence et de la vacuité,
Vaste étendue de jeune félicité,
Ciel de joie spontanée et sans tache,
Donne nous une fête de bonté immuable.
Par la semence d'une nature parfaitement pure
Qui sort même d'une parcelle de bonté glorieuse,
Et le sourire brilliant de vertu qui se révèle
Par la lumière de ces lampes, offerte aux Trois Joyaux.
Que le bien-être de l'Age d`Or arrive
Ici dans le royaume du lotus aux mille pétales,
Que ce temps de guerre et de querelle soit pacifié,
Que l'excellence, la prosperité et la bonté de bonne augure fleurisse
Surtout ici aux Amériques.*
Que le jeune lotus de l'enseignement et de la pratique fleurisse,
Que les royaumes nombreux comme les eaux des océans soit remplis
Du rugissement harmonieux du secret profond.
Traduction française de la prière tibetaine écrite par S. S. Udgyène Tinlé, le 17 Karmapa, le 16 août 1999.
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Le parfum du lointain
M tadao takemoto, présente ci-dessous,pensées et poèmes de la tradition japonaise exprime la spiritualité shintoïste dans son aspect, ou s'unissent arts plastiques et arts martiaux.
L'appel du "lointain"
Dans le brouillard que ces montagnes de printemps sont lointaines
Et pourtant un souffle agile m'apporte ici l'odeur des fleurs.
Fijiwara No Okikaze; tiré de "Kokin-shû"( le recueil des "Waka" d'antan et d'aujourd'hui ) (Xe siécle)
A peine , à peine la nuit tombe sur la baie d'Akashi
Et déjà,la derrière l'île,vers la brume disparaît le bateau où est ma pensée.
Au réel par l'irréel
Dans la cérémonie du thé,tout paraît irréel. Pourtant, soyez conscient qu'aux tréfonds de l'irrél se trouve le reel, et que grâce au premier, on parvient au second.
Lettre Sekisku adressé à Shoan (XVIII e siécle)
Le dépouillement total
Pour arrêter ma monture,
pour secouer mes manches,
pas le moindre abri
Tout autour de sano,neige et crépuscule!
C'est un poème fameux de sadaie. Sans doute le métier d'un artiste de talent lui permet-il,
comme c'est le cas ici, d'éveiller une émotion inexprimable.
D'autre part, dans les commentaires sur le merveilleux" du tendaï, il est dit:
"L'neffable, l'impensable, le point où le cheminement de la pensée se détruit, voilà ce qu'est le merveilleux"
Zeami tiré de Yûgaku Shûdo Kempû sho"(XVe siécle)
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